Réchauffement climatique : le C.E.S.C. émet un voeu
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- Publication : mardi 18 novembre 2014 19:44
Le CESC a officiellement demandé ce mardi 18 novembre, à travers le vote d'un vœu, que les autorités du Pays décident, en partenariat avec l'Etat, de réaliser une étude approfondie sur les impacts des changements climatiques en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. "Cette étude vise à améliorer la connaissance qu’ont nos collectivités françaises dans le Pacifique sur les changements climatiques, à évaluer les risques sur leur développement futurs et à renforcer leur capacité à surmonter les menaces", explique l'institution représentant la société civile.



Quarante ans.
Le vingtième siècle a été le temps d'une révolution majeure concernant la relation de l'humain à son milieu.
Un écosystème basé sur un animal, le corail, ultra-sensible au réchauffement et à l’acidification des eaux ; une altitude moyenne de 2 mètres ; une mince lentille d’eau douce stockée entre la mer et la soupe de corail. Les atolls sont dans les premières lignes face aux dangers du dérèglement climatique qui a déjà commencé à modifier notre environnement.
Les stocks de thons rouges méditerranéens (Thunnus thynnus) sont en chute libre. En 2007, la population de géniteurs ne représentait déjà plus qu'un quart de celle présente 50 ans plus tôt. Aujourd'hui, le WWF est clair : au stade actuel de prélèvement, l'espèce aura disparu de la zone en 2012...
Tous les 4 ans, l'Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) publie le bilan mondial des récifs coralliens. Dans ce dernier rapport, rendu public aujourd'hui, le monde a définitivement perdu 19 % de ses récifs, 15 % risquent de disparaître dans les dix ou vingt prochaines années, et 20 % supplémentaires sont menacés de disparition dans les vingt à quarante ans si rien ne change. Et ceci sans même tenir compte des effets du réchauffement climatique, qui constitue une menace majeure pour ces écosystèmes.
Plusieurs phénomènes sont à l’origine de la formation de ces zones dont la surface ne cesse de grandir. Un effet local se rencontre à la sortie des grands fleuves qui récoltent des bassins versants importants. Ces fleuves apportent en effet de plus en plus des produits qui vont entraîner pour des raisons chimiques et biologiques une chute de la concentration en dioxygène (O2). Ce phénomène de déoxygénation est appelé hypoxie (mais anoxie quand il n’y a plus du tout de dioxygène.
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