La commune de Punaauia intègre un programme de l'ONU dans le but d’améliorer la qualité de vie de ses habitants ; Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) se saisit de la problématique de la pauvreté en Polynésie française. On rappellera ici que le premier des objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU vise la fin de la pauvreté et la lutte contre les inégalités sous toutes ses formes et partout dans le monde.
Ce mercredi (07/08), la commune de Punaauia a été sélectionnée par le programme "Quality of Life" initié par l’Organisation des Nations Unies. Un programme qui s’étale sur un an dont le but est d’améliorer la qualité de vie des habitants.
Mieux vivre à Punaauia. C'est l'objet de la mission "Quality of life", initiée par l'ONU, dont le représentant est actuellement à Tahiti. Car c’est en 2023 lors du Sommet des villes d’Asie et du Pacifique, que la commune de Punaauia a retenu l’attention des chercheurs onusiens. "La démarche vient de l’ONU elle-même. C’est United Nations Un-Habitat qui nous a contactés pour nous proposer de participer à ce programme qui concernent 11 villes", confie le maire de la commune, Simplicio Lissant.
Ce sont à peu près une dizaine de villes, éparpillées sur l’ensemble du globe, qui ont été choisies par l’organisation mondiale. La place centrale qu’occupe la nature au sein de la vie des habitants de Punaauia a probablement fait la différence, estime Simplicio Lissant. "Le lien qu’on avait entre la nature et la culture, ce développement durable qu’on a initié depuis maintenant dix ans les a beaucoup intéressés", dit-il. Il ajoute également que sa commune "pourra apporter ce regard du Pacifique aux côtés des autres grandes villes". (...)
"Penser autrement la ville"
La principale mission de "Quality of life" est d'accompagner au mieux les citoyens. Pour cela, Kevin Johnson, représentant de l’ONU, assure que "notre programme va aider la ville à penser différemment" via les données de la commune (nombre d’infrastructures, nombre de permis de construire…), "le programme pourra guider et orienter au mieux les prises de décisions futures de la ville". (...)
"Quality of Life", le programme de l’ONU pour améliorer la vie des habitants de Punaauia (Polynésie 1ère )
Comment définir "une bonne qualité de vie" dans une ville ? C’est une question posée par l’ONU (Organisation des Nations unies) à Punaauia. La commune a été sélectionnée aux côtés de 10 grandes villes telles que Vancouver et Médine, pour un programme des Nations unies spécialisé dans le développement urbain. Les outils d’évaluation seront présentés lors d’un séminaire. (...)
L’ONU s’intéresse à la qualité de vie à Punaauia (TNTV)
# Le Cesec examinera mercredi prochain (14/08) le rapport de l’autosaisine sur la pauvreté en Polynésie. Titré « Une société polynésienne fracturée : quelles perspectives pour une société plus équitable ?», il rassemble en un seul document de nombreuses recommandations, loin d’être toutes originales. Éducation, travail, logement, fiscalité, tout doit être revu à la lumière de l’indispensable action sociale, dit le Cesec. Comment passer des vœux pieux à l’action concrète, ce sera la question qui sera posée non seulement au gouvernement, mais aussi à toute la société polynésienne qui se satisfait d’intentions affichées et d’actions disparates. (...)
• Au Cesec, une autosaisine sur la pauvreté en Polynésie (...)
• Pour consulter le rapport (...)
Pauvreté en Polynésie : le Cesec plaide pour la refondation de la politique sociale (Radio 1)
Quelles solutions pour rendre notre société plus équitable ? C’est la question que se pose le Cesec dans un rapport en autosaisine qui sera étudié la semaine prochaine en séance plénière. Dans ce document, plusieurs pistes d’amélioration, notamment celle de l’éducation, pilier central pour sortir de la précarité. (...)
Le Cesec demande plus d’équité pour lutter contre la précarité (TNTV)
Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) avait voté favorablement en février 2024, à la proposition d'auto-saisine de Maiana Bambridge, autour du sujet des inégalités et de la pauvreté en Polynésie française. Le projet de rapport a été rendu ce mercredi après son adoption en commission et devrait être étudié prochainement en séance plénière. (...)
Les leviers du Cesec pour lutter contre la pauvreté (Tahiti Infos)
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“Yakafokon” ou base de travail qui pourra servir de feuille de route au gouvernement. Les avis de la société civile étaient partagés ce mercredi matin au Cesec. Après trois heures de débats, le rapport sur “une société polynésienne fracturée” et les perspectives pour la rendre “plus équitable” a finalement été approuvé par 40 conseillers. Sept se sont abstenus au motif que cette étude ratissait trop large.
“Une société polynésienne fracturée : quelles perspectives pour une société plus équitable ?” C'est l'intitulé final du rapport présenté ce mercredi matin en séance plénière du Cesec par Maiana Bambridge et Patricia Teriiteraahaumea. Une autosaisine sur la pauvreté et les inégalités en Polynésie initiée il y a plusieurs mois et menée par la commission “santé-solidarités” du Cesec présidée par Louis Provost. Cette étude comporte une soixantaine de pages et 72 recommandations déclinées en cinq axes que sont l'éducation, l'emploi, le logement, la fiscalité et la politique sociale. Des axes qui pourraient chacun faire l'objet d'autosaisines d'ailleurs, comme l'ont relevé certains conseillers et comme l'a concédé Maiana Bambridge. (…) Une chose est sûre, même si elle n'est pas parfaite, cette étude a le mérite d'exister et de mettre un coup de projecteur sur une problématique connue de tous. Ce rapport va être transmis aux élus de l'assemblée et aux membres du gouvernement qui pourront en faire ce qu'ils veulent. La balle est dans leur camp maintenant.
Le Cesec, “c'est la guêpe du décideur” (Tahiti Infos) article mis en ligne le 14/08/24
Près de 57 000 Polynésiens vivent sous le seuil de pauvreté, selon les derniers chiffres (2015). Que faire pour y remédier ? Le Conseil Économique Social Environnemental et Culturel (CESEC) s’est penché sur la question, au travers d’un rapport d’une soixantaine de pages. Mais en attendant un quelconque aboutissement législatif, l’écart continue de se creuser entre les ménages aisés et les plus modestes... (…). Cinq grands thèmes sur lesquels travailler pour lutter contre les inégalités sociales, c'est en somme l'idée de ce rapport, adopté à 40 voix pour et sept abstentions, au terme de trois heures de débat. Des échanges auxquels peut participer toute personne de la société civile. (…). La quatrième institution du pays est dans son rôle en présentant 72 recommandations pour améliorer le modèle sociétal et éducatif actuel et en se saisissant d'un problème de pauvreté flagrant en Polynésie.
Rappelons que les prix sont 30% plus élevés au fenua qu'en métropole, du fait de l'isolement de la Polynésie. Que l'accès à l'éducation, à l'emploi ainsi que les revenus sont très inégalitaires. Et qu'on parle d'inégalités qui se creusent depuis les années 1960 et l'ère du nucléaire. Il reste néanmoins une richesse indéniable à la Polynésie et ses habitants : des ressources naturelles précieuses qu'il leur faut préserver.
Inégalités : 72 recommandations pour "une société plus équitable" (Polynésie 1ère) article mis en ligne le 14/08/24
Si le rapport de l’autosaisine « Une société polynésienne fracturée : quelles perspectives pour une société plus équitable ? » a été adopté mercredi (14/08) en séance par 40 voix pour et 7 abstentions, il a suscité des critiques qu’on pourrait résumer par la formule « y’a qu’à, faut qu’on », tandis que ses auteures défendent leur rôle de « sonnette d’alarme » que les décideurs politiques doivent entendre.
Mercredi en séance plénière, les membres du Cesec ont pris connaissance du rapport de l’autosaisine sur la pauvreté en Polynésie, et de ses 72 recommandations sur 5 axes. (...) Christophe Plée est revenu à la charge avec les mêmes critiques qu’il avait formulées en février, lorsque le Cesec avait accepté de se lancer dans cette autosaisine : il estime qu’elle « ratisse trop large » et « manque de propositions concrètes ». Le rapport « ne fait que des constats et des suggestions (…). Moi je préfère quand le Cesec va sur un sujet, le creuse, et fait des vraies propositions chiffrées. » (…). Pour Louis Provost, président de la commission santé-solidarité du Cesec qui a mené les travaux, la critique est facile : « rien n’empêchait chacun d’entre vous de participer à cette enquête. On n’a pas de baguette magique pour trouver les solutions que les professionnels ne trouvent pas » – la commission a mené plus de 70 auditions. Et il a répondu indirectement au membre du patronat qui, prenant le premier la parole, avait tenu à relativiser la notion de pauvreté : « On a changé le titre (le mot « pauvreté » a été supprimé, ndr), on veut bien parler des riches mais on ne veut pas parler des pauvres… » « On se voile la face » en Polynésie, confirme Maiana Bambridge, notamment sur la capacité, pas seulement financière, des familles défavorisées de préparer la génération suivante à s’extraire de sa condition. (…)
Le rapport sur la pauvreté au Cesec : « Nous sommes tous responsables » (Radio 1) article mis en ligne le 15/08/24
Le premier objectif des ODD de l'ONU vise la fin de la pauvreté et la lutte contre les inégalités sous toutes ses formes et partout dans le monde. Il se compose de sept sous-objectifs ciblant : la lutte contre la pauvreté, l’accès aux services de bases, la réduction de la proportion de travailleurs pauvres et des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.
ODD1 - Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde (agenda-2030.fr)

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